Chant funèbre
- 6 juin
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Je voudrais que la vie s’arrête
fermez les portes à double tour
recouvrez de draps les fenêtres
pour m’empêcher de revoir le jour
ôtez les pointes des horloges
coupez les fils du téléphone
que cette mission abroge
aussi le son de l’interphone
réprimez les clameurs dans la rue
et le brouhaha de l’école
je ne suis jamais moins éperdue
jamais dans ma douleur moins folle
que lovée ainsi qu’une poupon
au creux de nos souvenirs, d’un lit
à bisser jusqu’à la déraison
ce même refrain de tragédie
à ressasser, triste oraison…
elle est morte elle est morte – c’est fini.