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Les amantes
Reviens reviens aux courbes de mon regard je n’ai pas le cœur à l’absence ni à me perdre dans le hasard des rues dans l’aube qui s’élancent Au creux de mon cou pose ta tête : les boucles de tes cheveux doux sur mes joues rouleront en fête ; écoutons battre nos deux pouls reviens respirer nos dessous dessus mon torse lover ta main faire s’emmêler nos genoux rester collées seins contre seins... et il faudrait tel baratin tels bras de fer autour de nous pour nous arracher au de
Le mot
Je n’aimais pas le mot, j’aimais la forme de ton corps ses lignes et ses creux, ses fenêtres ; ses volets quand tu dors ton maintien de tête, ta langue, au goût d’aurore tes jambes de comètes – es-tu heureuse alors ? j’ai vu dans ta sueur s’agglutiner de l’or des rus de ta cyprine, la vie qui s’évapore/mes doigts cintraient tes cuisses fines : je mourais sous ton poids, je vivais de ce crime – ici planait un sort… es-tu ravie alors ? éperdue dans l’infime atlas de tes pores,
Les corps enchevêtrés
Les corps enchevêtrés inclinent les visages l’un vers l’autre se font ailes doucement repliées dans la nuit ils pépient les notes d’un ramage qui trempe dans nos vies ses plumes d’encrier Les corps enchevêtrés sont le long des cheveux cent myriades de branches à la sève bouclée affleurent jusqu’aux pointes ces bouquets généreux de shampoings de mémoires feuilles ébouriffées Les corps enchevêtrés s’éveillent en boutons de roses qui éclosent aux poumons de l’été leurs bourgeons
La culotte
(Tes yeux noirs Ta culotte rose) ma main circlue au plus profond de toi entre nos cuisses nues qui dilate et qui ose presser comme une éponge ta vulve en émoi – et ce matin encore la horde de nos doigts qui repousse l'assaut du réveil morose… Mais tu ris : L’heure n’est plus aux songes Qu’une alarme retentisse ou non Après le café, la douche chaude Après le métro, boulot sous les néons – Et c’est la nuit qui nous soulagera Demain férié, c’est jour de maraude Tu ris : pour les
Je redeviens plus jeune
Je redeviens plus jeune, je régresse ta main posée sur mon sein, l’empreinte qu’elle laisse quand tu la retires les branches d’une étoile encore chaude sur moi une première fois à mon âge… à l’aune de mes quinze ans, lui – qui était-il ? pas toi, pas ce corps-là d’hibiscus et d’ambre mes lèvres s’y entrouvrent tout au bout de ta langue, dans tes pupilles mon ombre s’étend nos jambes, les siennes/ton sexe – le sien si différent j’abdique (je m’absous) je descends ailleurs qu’a
La fenêtre
Eclipse que la chute, lunaire ce matin, de tes reins devant ma fenêtre. Au travers mille brèches des volets l’aube point, traçant comme les lettres pétillantes d’une antisèche à ta ceinture (il se trouve que j’ai grande passion pour la littérature) : tu te penches en avant – le fer forgé, récalcitrant, retarde sa mise au ban – les rayons du soleil grimpés le long des toits, s’égrènent en voyelles vaporeuses contre tes flancs ; leurs auréoles sur ta peau hâlée par l
Le violoncelle
J’ai des notions de violoncelle j’ai ta jambe aux jambes tenue frottent mes doigts vibrants et frêles comme un archet sur ta peau nue la...
L'escale
Au confluent brun de tes cuisses en poulpe avide de vin de chair je lape ton con comme l’oubli d’un Léthé de miel salutaire où s’offre en...
Les boutons
D’aucun·es comptent les moutons – je leur préfère les boutons de ta chemise. Un à un sous ton menton ils s’égrènent au diapason de ta...
Le port
Viens ! tu peux venir, tout est à toi ici, tu sais ? Toutes les portes. D’oreilles en bouche, du nombril à mon sexe vermeil, humide, sourd : lui qui refuserait que ta main en ressorte – la morsure brûlante du jour pour prétexte au refuge, à tes baisers, tièdes et doux le long des embrasures. C’est la mousson/tes pérégrinations me font tourner la tête ! je pourrais supplier alors pour que tu t’entêtes, jolie chercheuse d’or amarrée aux îles trop souples de mes seins. Je
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