La rose
- 4 juin
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Je t’en supplie, fais-moi rêver
vois mon reflet
dans les gouttes de pluie ;
dessine-moi sur tes cahiers
je te chéris –
dans tous les aspects de ma vie,
je te crois
comme un trésor dissimulé
comme les rayons d’un soleil
éternellement là
je suis si fatiguée
du hasard, de la chance
et des chemins de croix –
à chaque pas s’élance
le dépit avec moi
et nous marchons ensemble…
ne serais-je pas
toujours perdue sans toi ?
quand j’oublie ce qui rassemble
quand je reste
engourdie et debout
sous l’orage
– quand je n’ai plus aucun tabou –
et que je m’effondre
de vivre seulement,
tout mon corps réclamant
une autre galaxie
– y éclore comme une rose
me voir soudain ravie
enroulée sur moi-même, pétales et épines
et sous tes doigts devenir l’encre
la bruine
emmêlée à ton sang : pardonne-moi
mais
la vie est là…
La vie est là