Le choix
- 5 juin
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Ça vient nous chercher dans le noir
ça nous saisit par les chevilles
le long des cuisses, ça remonte
jusqu’à nos sexes de deux filles
ça prend des teintes grises souris
tâches de vies, tâches de hontes
quand le ventre est touché aussi
que tes seins tremblent sous la menace
mes mains gangrenées des mensonges
inscrivent sur ton cou leurs traces
sur ta face, les remords longent
tes orifices, tes yeux marrons
que reste-t-il pour donner raison
à nos ébats de mécréantes
devant tes larmes gorgées de sang
ce flux noir enfui de ta fente
moi qui devient ta Némésis
ta maladie la plus vivante
sois certaine de tes ennemis
l’habit ne fait pas la serpente
ne laisse pas gagner cette ombre –
le jour trouve toujours chemin
et si demain matin ton rêve
est une normalité sans fin
souviens-toi de nos plaisirs fous
cette joie pure des choix humains
et du pouvoir de celles qui jouent
libres maîtresses de leurs destins
oui – répands tes baisers dans mon cou
fais redescendre par ta bouche
la fièvre qui met à genoux
l’envie profonde sous nos tabous
vite ! fais de nous les sauvages
animales choyant leur couche –
l’éden ne connaît pas la rage
l’amour nous sait plus fortes que tout