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La voix
« Prenez soin de vous, pour moi » chantait la musicienne. Au devant de la scène seule, cette voix irisait la pénombre. L’écho né d’une...
Cloporte
La culpabilité Comme une cloporte recroquevillée.
Le carnaval
Ici, tous les pavés mènent à l’océan ; le carnaval s’étend sur trois jours de l’année Aux pognes des enfants, de grands colifichets...
Bonjour
Bonjour les yeux du ciel front nez bouche, bon/jour... Tes mains s’agitent comme les ailes de l’oiseau ; ton rire s’envole le long des...
Nocturne
Au jardin suspendu du vide de mes pas se déploie la silhouette d’un arbre fruitier tronc de chair, feuilles échevelées de soie, ton nom...
Le printemps
Tu mordilles, d’un charme désinvolte tes branches de lunettes/tu n’es pas trop inquiète encore – comme aux soirées tardives, les cieux...
Bleu
Bleu du ciel bleu d’azur Sous l’horizon bleu outremer où se mirent à l’envi les envols des mouettes rieuses, leurs traînées blanches à la...
L'arbre et l'oiseau
Elle est partie, la femme que j'aime, elle a filé comme l'oiseau et ce nid de plumes et de brindilles où se lovaient ses chants les plus...
La distance
C’est l’hiver. Le givre a tissé ses toiles sur les bords des vitres, la buée se forme aux naissances des chaleurs sur toutes ces fenêtres...
Nous reviendrons
Nous reviendrons d’entre nos mortes 102 122 111 d’année en année je les sais bien elles sont dans toutes les marches que nous faisons...
La belle
Entre mes bras s'étirent ma belle nue - je dédaigne mon livre.
Le silence
Nous nous sommes soûlées de poésie, nous en avons bu tous les mots : à cause de nous le langage-même a disparu. Dans des silences de...
Vingt ans
Au loin s’est éloignée l’image d’épinal des années lycée et les erreurs que j’ai commises ont un parfum de fleurs séchées où chaque malentendu se lit avec l’indulgence de qui en a vu d’autres ces années j’ai plus vingt ans pour y penser A la dérive ont dérivé rêves, feux et révolutions au coin de l’âtre calciné qui sait ce que tu chantais donc ces rages justes de nos étés à tramer un monde meilleur à quoi bon quand on change d’heure j’ai plus vingt ans pour y penser or le tem
La bataille
Je ne suis pas vouée à nous défaire Quand ton bateau a jeté l’ancre Et que moi la dernière des cancres Je reste à quai sans rien faire Je ne suis pas vouée à nous défaire Tes voiles hautes prennent du souci Les coques ont leur camaïeu gris Les flots vont d’avant en arrière Je ne suis pas vouée à nous défaire L’océan comme un beau chantage Dans ses filets se rie du gage De mes tactiques les plus fières Je ne suis pas vouée à nous défaire Je me répète d’aveu en vœu L’appel au
Les murs
Tout est si froid. On ne m’ouvrira pas la porte pas plus qu’une fenêtre, ou un trou dans un mur – et je les longe tous – mes paumes collées aux parois, mes doigts courant le long des pierres à la recherche d’une faille à élargir, d’un fil peut-être il y aurait cette autre au bout – la cloison deviendrait poreuse dans l’ombre de ma silhouette dans la forme de mes contours je glisserai ma tête mon corps tout entier je remonterais le fil, je m’y enroulerais jusqu’à toi je m’y
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